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Chronique – La nostalgie de la vingtaine

Pour beaucoup, l’arrivée d’une nouvelle année signifie un nouveau départ. Cependant, pour certains, ce renouveau peut s’accompagner de sentiments plus complexes. Janvier est souvent considéré par les experts comme le mois le plus mélancolique, avec le “Blue Monday”, le troisième lundi, souvent qualifié de jour le plus triste. Ce premier mois de l’année qui arrive après les fêtes, après l’immense bonheur d’avoir revu ses proches. Bonheur qui s’estompe et laisse place à un tout autre sentiment, celui du blues…

C’est le mois de janvier et tu n’as plus 17 ans. Et puis toute façon, ça fait longtemps que tu n’as plus 17ans. Et soudainement, tu te retrouves dans la vingtaine, perdue, entre la nostalgie des jours passés et l’excitation de ceux à venir.

À ce moment-là, tout semble possible. Le monde est vaste, les opportunités innombrables. On s’émerveille à chaque nouvelle expérience, chaque rencontre, chaque découverte.

Mais vingt ans c’est aussi l’âge des doutes, des remises en question. Les amitiés se renforcent ou s’immole, les relations amoureuses se complexifient ou s’affirme.

Je sais ô combien c’est une étape éphémère, un pont entre demain et hier. Là où le risque se fait plus rare, car la peur nous contrôle.

Mais Saint Exupéry disait : 

« …se faire printemps c’est prendre le risque de l’hiver, se faire présent c’est prendre le risque de l’absence. C’est à mon risque de peine que je connais la joie. »

Puis on y repense et tout semble s’effacer…Certains appellent ça la nostalgie. Ce qui veut dire la douleur du retour à la réalité. D’autres appellent ça le spleen comme Baudelaire.

 

Cette nostalgie est souvent teintée de mélancolie. On se souvient des nuits blanches à refaire le monde, des rires spontanés, des rêves si grands qu’ils semblaient toucher les étoiles. On se remémore avec tendresse les premières fois, les premiers succès, mais aussi les premiers échecs, ces moments qui ont sculpté notre personnalité avec le temps.

 

Le temps, grand narrateur silencieux, qui écrit inlassablement nos histoires, marquant chaque instant de son empreinte indélébile.

 

Cette notion que tout est connecté dans l’univers, que chaque action, aussi minime soit-elle, a un impact sur le monde qui nous entoure. Chaque battement d’ailes, chaque rire, chaque larme, il les capture et les grave dans l’éternité. Tel est l’effet papillon. Laisser sa trace en espérant que d’autres les trouvent.

 

Alors, même si le temps file à toute vitesse et que la nostalgie nous étreint parfois, il est essentiel de se souvenir de chaque moment. Si les souvenirs te plongent dans le passé, n’oublie pas de revenir au présent, car c’est ici et maintenant que se trouve la magie.

Profite de chaque aurore, apprends des ombres de chaque crépuscule, et surtout, préserve cette étincelle intérieure, cette lumière qui te pousse toujours vers l’inconnu.

Rania Zoufir

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