Les élections communales à Mons ont été marquées par un duel très attendu entre Nicolas Martin, bourgmestre socialiste, et Georges-Louis Bouchez, président du MR. Avec 15 152 voix de préférence, Martin remporte haut la main, doublant quasiment le score de Georges-Louis Bouchez, qui a recueilli 7 148 voix. Cette victoire permet à Martin de poursuivre la tradition socialiste qui règne à Mons depuis les années 1950.
Toutefois, la victoire ne se traduit pas par une majorité absolue pour sa Liste du Bourgmestre, qui obtient 22 sièges sur 45. Il faudra donc composer une coalition pour gouverner. Plusieurs scénarios sont envisageables : reconduire la majorité PS-Ecolo, bien qu’Ecolo ait perdu deux sièges, ou bien se tourner vers Les Engagés, qui ont obtenu 3 sièges, ou même vers le PTB, qui lui a progressé vers 4 sièges. “On essayera d’élargir la majorité le plus possible avec des gens qui ont les mêmes valeurs que nous, ce ne sera pas simple car certains n’ont pas les résultats escomptés”
Georges-Louis Bouchez, quant à lui, renforce sa position à la tête de l’opposition avec 14 sièges pour sa liste “Mons en Mieux”, soit trois de plus qu’en 2018. Le président du MR ne s’est jamais caché qu’il espérait plus, mais il le dit : “c’est une confirmation ! Dans toutes les provinces, le MR progresse, le PS recule”
Le gagnant satisfait des résultats.
Nicolas Martin en est conscient : “La campagne n’a pas été simple, on a eu devant nous le candidat des médias, il avait des moyens considérables. On a tenu bon. Dans cette campagne, ce que j’ai à déplorer, c’est que mon opposant direct a détruit la réputation de notre ville, en se servant de sa notoriété“, a-t-il confié. Ces cinq prochaines années à Mons s’annoncent mouvementées.
Ci dessous, retrouvez un graphique interactif qui reprend les différents partis ainsi que leur nombre de siège.
Rania Zoufir
